Mon atelier Pod’art

Présentation de mon atelier Pod’art

Mon atelier, poterie Pod’art, est relativement petit, néanmoins on y trouve tout le matériel nécessaire pour y travailler sereinement.

Le tournage

Dans l’atelier, je dispose de deux tours. Le premier est un Forns de 2008, acheté d’occasion pour mes 30 ans en 2016. Robuste mais bruyant, il a une bonne capacité de tournage mais a tendance à ralentir lors de la fabrication de pièces volumineuses dépassant 2,5 kg. Il possède une pédale, parfois capricieuse, mais qui permet de le caler à la vitesse de tournage souhaitée. Il est apprécié par les stagiaires qui se libèrent ainsi de la pression à mettre au pied.

En 2021, j’ai acquis, chez Como, un tour “Europe 2”, proposant une capacité de tournage plus élevée et surtout beaucoup plus silencieux: atout indéniable lorsque de nombreuses heures de tournage s’enchaînent. Il ne possède que la pédale de gestion de la vitesse. Son nettoyage est rendu plus aisé par la grande taille du bac. Je dois veiller à l’entretien de la girelle que peut guetter la rouille car elle n’est pas en inox comme sur le petit tour.

Pour les pièces plus volumineuses, mon père et moi avons fabriqué une trentaine de rondeaux de bois munis de pitons permettant une fixation sur les girelles. Il m’a donc fallu percer les deux girelles de mon four neuf : grand moment de stress !

Mon assise

Suite à de nombreuses douleurs dorsales durant ma première année dans ce métier, je tourne maintenant assise sur un ballon. Cela permet une grande mobilité tout autour: les jambes travaillent! Les tensions cervicales s’en trouvent également allégées. En outre, lors du tournage de grosses pièces, il me faut compenser le manque d’appui sur les jambes avec le haut du corps. Ainsi, depuis 2018, j’ai la réelle satisfaction de ne plus souffrir du dos !

L’atelier dispose d’un accès direct à l’eau, avec un petit lavabo, nécessaire pour le tournage comme pour le nettoyage des outils et des plans de travail. Pas d’eau chaude, petit inconvénient durant l’hiver !

Le séchoir

Les pièces tournées sont ensuite posées sur des planches elles-mêmes rangées dans un séchoir de 5 étages que j’ai fabriqué avec mon père, lors du réaménagement de l’atelier poterie Pod’art. Avec le recul, des hauteurs différentes d’étagères me permettraient d’organiser plus facilement le séchage des pièces variées suivant leurs hauteurs. Mais je pourrai, bien sûr, toujours modifier ce séchoir…un jour…

Une bâche transparente installée sur toute la hauteur du séchoir permet d’obtenir un séchage plus lent, donc plus doux. J’ai pu installer, dans le grenier, un séchoir complètement hermétique afin d’y entreposer les pièces les plus volumineuses pour un long séchage, évitant ainsi les fissures.

Mon établi

Avec mon père, toujours lui, nous avons fabriqué un établi de 160 cm par 60 cm, en contreplaqué marine. Il est en place depuis 8 ans et n’a pas bougé! Une surélévation d’un tiers de l’établi me permet de battre ma terre plus aisément. Pour le travail de l’émail et les rangements divers, je dispose d’un autre plan de travail en mélaminé.

Sous les établis sont rangés mes bacs d’émaux. Ne pouvant pas pas y entreposer de grands volumes, je m’organise pour effectuer des trempages pour les petites pièces et plutôt du travail au pinceau pour les plus volumineuses.

Le four

Au démarrage de mon atelier poterie Pod’art, ma mère m’a aidée à acquérir un petit four de 60 litres  en monophasé, ayant l’avantage de se brancher partout. Pendant une année, j’ai donc cuit mes poteries dans un abri de jardin installé à côté de la maison. Cette installation provisoire nécessitait une bonne gestion des radiateurs de la maison afin d’ éviter de faire sauter les plombs….

En arrivant au bOcal en 2017, j’ai investi dans un four “Rhodes TE-S” de 160L Il est branché en triphasé car le compteur de l’atelier le permettait, avec des puissances plus adaptées. Mon petit four me servait de four d’appoint les premières années et je l’ai ensuite vendu. Je le regrette un peu aujourd’hui. Je dispose de 5 plaques de cuisson et d’une quarantaine de quilles. Chaque année, j’effectue un ponçage des plaques et je les protège afin d’augmenter leur longévité.

Les moules et le petit matériel

Avant notre installation du bOcal, un potier travaillait dans ces locaux depuis 40 ans. Il y avait donc beaucoup de matériel. Travaillant le grès, et lui de la faïence, je n’ai pas pu tout réutiliser, mais j’y ai découvert des pépites d’ingéniosité, en particulier, des moules en plâtre. En 2023, j’ai fabriqué, avec une amie potière dans le Jura, Pauline, de la Ruche au pot, mon premier moulage en plâtre… Des essais successifs, des échecs, des améliorations me permettent maintenant de confectionner des moules beaucoup plus opérants.

La boutique

Avec Valérie et Camille, nous disposons d’une boutique commune d’environ 30 m². Nous partageons donc cet espace, exposant chacune nos créations. Une vue sur les ateliers depuis la boutique permet aux clients d’aborder la réalité de nos métiers. Mes créations sont exposées sur de simples étagères de bois, de nombreuses suspensions descendent du plafond et des horloges ornent les murs. Notre bâtiment est très ancien et avec un investissement limité, nous avons réussi à en faire un beau lieu de créateurs. Malgré les difficultés à chauffer convenablement ces espaces l’hiver, nous sommes très heureuses d’y travailler !

 

Marion – Poterie Pod’art

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